Premier vainqueur de la grande histoire du Marathon des Écluses, en 1995, Claude Aulair est une personnalité connue et reconnue de l’athlétisme mayennais. Le cœur toujours accroché à Saint-Baudelle, dont il porte fièrement les couleurs, il remonte le temps pour réveiller quelques souvenirs de cette précieuse victoire de son palmarès.
Le Marathon des Écluses a fêté ses 30 ans l’an passé et l’histoire retiendra que tu as été le tout premier vainqueur en remportant l’édition 1995 du marathon, avec un chrono de 2h41’43. Raconte-nous tes souvenirs de cette course ?
J’ai été vraiment très heureux de cette victoire, notamment parce que je passais vétéran deux mois après cette course (sourire). Le parcours n’était pas facile car à plusieurs endroits, le halage était encore fermé. On rejoignait la route à plusieurs reprises. De plus, après Montgiroux, on courait dans le champ qui longeait le halage, ce n’était pas simple. L’année suivante, en 1996, j’ai de nouveau couru ce marathon mais je suis battu en 2h38.
En 1995, personne ne connaissait le parcours et les particularités de cette course. Comment tu t’étais préparé ?
Comme j’habitais Saint-Baudelle, je m’entraînais régulièrement sur le halage. Et avec les bornes kilométriques, on savait ce que l’on faisait (sourire). Quand on court sur le halage, le rendement n’est pas le même que sur la route. Je me souviens d’avoir fait une dernière longue sortie de 35 kilomètres, avec trois fois 5 000 mètres à une allure marathon, avec 1 km de footing entre chaque. Et j’étais accompagné d’un cycliste pour m’alimenter.
« Moi, j’appréciais surtout ceux qui savaient te dire bonjour ! »
Tu fais partie des figures historiques de l’athlétisme mayennais. Quels sont les meilleurs souvenirs de ces 30 dernières années ?
Ah pour les souvenirs, il y en a beaucoup… Moi, j’appréciais surtout ceux qui savaient te dire bonjour ! Et je me souviens aussi très bien des équipes du Canom, aux championnats de France de Cross. On a fait un podium à Chartres ! Et aussi les relais longs sur route, le 100 km de Bain-de-Bretagne et le 150 km Rennes – Saint-Malo.
Pourrais-tu donner quelques conseils à ceux qui prennent le départ des Écluses pour la première fois cette année ?
Pour se préparer sur un marathon aujourd’hui, il y a beaucoup d’information sur les livres et internet… Je dirais surtout qu’il faut bien s’adapter en suivant ses performances. Moi, après la saison de cross, je montais sur 10 km puis semi-marathon. Ça me donnait la vitesse à laquelle je pouvais courir ensuite.