Marathon des Écluses

Alban Chorin : « Les Écluses sont devenues une date importante dans mon calendrier »

12 septembre 2026

Avec 13 victoires sur le Marathon des Écluses de la Mayenne, Alban Chorin pourrait avoir une statue sur le Square de Boston tant il a marqué la compétition de son empreinte. Marqué au fer rouge par ses victoires à Laval, l’athlète mayennais se confie sur ce rapport particulier avec le halage et cette date devenue si spéciale dans son agenda au fil des années.

Quand on te dit « Marathon des Écluses », quelle est la première image qui te vient en tête et pourquoi ?Si je pense Marathon des Écluses, j’ai tout de suite plusieurs images qui me viennent en tête : en premier, les bords de la Mayenne. Parfois un peu frais le matin du départ mais avec un lever de soleil et de la brume s’élevant de la rivière, on a souvent eu ce temps extraordinaire de début d’automne. Ce sont les premières sensations rencontrées à 8h, à l’échauffement, le calme avant la foule. La foule justement, c’est la deuxième sensation que je peux associer aux Écluses. Du monde au départ, à Changé et surtout à Laval.

Aucun athlète masculin n’a autant brillé sur cette compétition. Est-ce que c’était une date importante de ton calendrier ? Un moment particulier pour toi que tu attendais un peu plus qu’un autre ?
Cette date est devenue de plus en plus importante au fil des ans et des victoires. Cette course a dû être une de mes premières victoires marquantes, j’étais encore Espoir. Ensuite, la date de fin septembre entrait bien dans mon calendrier d’automne, après une coupure en été, une reprise en août/septembre, elle venait valider un cycle de préparation et ouvrait la période de courses d’octobre et des marathons. En plus à Laval, c’était important de briller chez soi, donc je voulais être prêt.

« Les marathoniens me demandaient si j’avais encore gagné »

Est-ce que tu as une anecdote de course sur le Marathon des écluses ?
Je faisais souvent le 10 km dans un sens… puis dans l’autre (sourire). Je posais ma voiture à Saint-Jean, avant le départ. Je faisais la course jusqu’à Laval et ensuite je rentrais à Saint-Jean, en courant. Au final, un bon petit kilométrage, ça faisait partie de ma prépa. C’était très sympa de croiser les gens encore en course et d’encourager les marathoniens ensuite. D’une année sur l’autre, certains me croisant me demandaient si j’avais encore gagné (rire).

Quel adversaire t’a le plus marqué sur cette course ?
Si je pense à un adversaire, c’est bien sûr le nom de Benoit Charpentier qui me revient en premier. Celui qui m’a battu sur le 10 km des Écluses…